Arnouville reconnu coupable d’amitié avec l’Artsakh

Le maire Pascal Doll fera appel du jugement

Pascal Doll Maire d’Arnouville

Le tribunal administratif du Val d’Oise a annulé ce jour la Charte d’amitié signée entre Pascal Doll, maire d’Arnouville et Mkhitar Mangassarian, maire de Chekher en Artsakh. Le jugement rendu par le tribunal administratif de Cergy-Pontoise donne donc satisfaction au ministère public et, en dernier ressort, au gouvernement qui avait pris l’initiative de poursuivre le maire d’Arnouville, coupable selon lui d’une infraction aux textes en vigueur régissant la coopération décentralisée.

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Caucase: Deux poids deux mesures pour les Chartes d’Amitié

Le Cercle d’Amitié France-Artsakh exhorte le gouvernement à ne pas s’opposer aux maires français pour complaire à l’Azerbaïdjan

Le tribunal administratif de Cergy-Pontoise

Le gouvernement a récemment entrepris d’attaquer en justice spécifiquement les maires français ayant signé des chartes d’amitié avec leurs homologues des municipalités du Haut-Karabagh (ou Artsakh). Regrettant que ces actions n’entraînent l’isolement des citoyens karabaghiotes, le Cercle d’amitié France-Artsakh demande à ce que le gouvernement fasse démonstration d’impartialité et ne cède pas aux pressions de la diplomatie azerbaïdjanaise.

A la demande du ministère de l’Intérieur, les tribunaux administratifs ont été saisis par le préfet de la Drôme pour les villes de Valence, de Bourg-lès-Valence et de Bourg-de-Péage et par le préfet du Val-d’Oise pour Arnouville. L’exécutif considère que ces chartes violeraient les dispositions réglementaires en matière de coopération décentralisée, la France ne reconnaissant pas la République du Haut-Karabagh.

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Affaire Mkhitaryan : « Pourquoi l’Azerbaïdjan n’est pas exclu des compétitions internationales de football ? »

Le joueur Henrikh Mkhitaryan ostracisé par le régime de Bakou en raison de ses origines arméniennes

Dans une tribune publiée par le journal le Monde ce vendredi 24 mai, François Pupponi, Vice-président du Cercle d’Amitié France-Artsakh est revenu avec force et conviction sur le scandale de l’éviction par l’Azerbaïdjan du joueur arménien Henrikh Mkhitaryan de la finale de la ligue Europa. Il milite pour un football inclusif à l’image de celui qui se pratiquera lors de la coupe d’Europe de la CONIFA, du 1er au 9 juin en Artsakh.

A l’instar de tous les phénomènes de masse, le football dépasse de loin le monde duquel il ressortit – en l’occurrence celui du sport – pour se révéler de conséquence sur les affaires financières et commerciales souvent ; et politique parfois. En la matière, le Caucase semble être une terre d’élection sur laquelle se produisent de bien curieuses coïncidences de calendrier.

Certains se rappellent peut-être la fameuse « diplomatie du football » qui avait un temps suscité des espoirs de rapprochement entre l’Arménie et la Turquie. En septembre 2008, Abdullah Gül alors le président de Turquie [de 2007 à 2014], avait fait le déplacement d’Erevan à l’invitation des autorités arméniennes pour assister à un match Arménie-Turquie – valant pour la qualification à la Coupe du monde 2010 en Afrique du Sud. L’évènement constitua en fait un espoir sans lendemain puisque dix ans après une tentative de normalisation avortée, Ankara maintient sa frontière fermée avec l’Arménie et n’a toujours pas reconnu le génocide des Arméniens désormais vieux de plus de cent ans.

Mais c’est aujourd’hui du côté de l’Azerbaïdjan que tous les regards se tournent et en direction duquel de nombreuses critiques fusent. Bakou accueillera en effet la finale de Ligue Europa qui mettra aux prises deux clubs anglais, Chelsea et Arsenal. Certaines de ces critiques sont peu justifiées comme celles relatives à l’éloignement de la capitale azerbaïdjanaise. Certes, l’Azerbaïdjan est bien plus en Asie centrale qu’en Europe mais comment ne pas admettre ce pays dans l’Union européenne de football (UEFA) dès lors qu’on y a admis la Russie s’étendant jusqu’à Vladivostok, ou Israël au Proche-Orient ?

Reconnaître la République d’Artsakh pour obtenir une paix définitive au Sud-Caucase

La paix constitue le principal dividende du vingt-cinquième anniversaire du cessez-le-feu entre l’Arménie, l’Azerbaïdjan et l’Artsakh.

25 ans d’indépendance, 25 ans de liberté

Le Cercle d’Amitié France-Artsakh salue l’état de cessez-le-feu qui règne depuis plus d’un quart de siècle au Caucase du Sud et appelle à un traité de paix tripartite qui lui conférerait un statut définitif.

Le 12 mai 1994, les forces armées de l’Arménie, de l’Azerbaïdjan et de la République d’Artsakh concluaient un cessez-le-feu après quatre ans de conflit ayant coûté la vie à près de 30 000 personnes de 1991 à 1994. La paix qui règne dans la région – bien que précaire – constitue le principal acquis de cet armistice.

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USA : L’Etat du Colorado reconnaît la République d’Artsakh

Un exemple à suivre selon le Cercle d’Amitié France-Artsakh

Le Colorado est le 9ème Etat américain à reconnaitre la République d’Artsakh

Le 24 avril dernier, le Sénat du Colorado a voté à l’unanimité une résolution portant sur la reconnaissance du Génocide des Arméniens par la Turquie et reconnaissant au passage la République d’Artsakh. Le Colorado devient par là-même le neuvième Etat des Etats-Unis reconnaissant ainsi la République d’Artsakh.

« Nous félicitons chaleureusement les sénateurs démocrate Dominick Moreno et républicain Jack Tate qui ont porté cette résolution bipartisane ainsi que le Sénat du Colorado qui l’a approuvée à l’unanimité » a affirmé Guy Teissier, le Président du Cercle d’Amitié France-Artsakh qui a exprimé son « souhait que la France prenne exemple sur les Etats américains pionniers en la matière ».

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Guy Teissier : « Nikol Pachinian met l’Azerbaïdjan et le groupe de Minsk au pied du mur »

Dans un article publié hier par L’incorrect, Guy Teissier, Député des Bouches-du-Rhône et Président du Groupe d’Amitié France-Artsakh revient sur les évolutions positives impulsées par le nouveau Premier ministre arménien à propos de l’Artsakh. Guy Teissier encourage la diplomatie française à ne pas se laisser marginalisée.

La suite sur L’incorrect
Guy Teissier salue Nikol Pachinian

Marlène Mourier veut voir des ouvertures dans les propos d’Emmanuel Macron sur l’Artsakh

Marlène Mourier, Maire de Bourg-lès-Valence et vice-présidente du Cercle d’Amitié France-Artsakh

Marlène Mourier, maire de Bourg-lès-Valence, prend acte avec une relative satisfaction des positions éclaircies par le Président Macron ce 5 février, lors du traditionnel dîner annuel du Conseil de Coordination des organisations Arméniennes de France (CCAF).

« La décision annoncée par le Président Macron du 24 avril une journée nationale de commémoration du génocide arménien va dans le bon sens » a déclaré la vice-présidente du Cercle d’Amitié France-Artsakh qui indique que beaucoup de ses concitoyens restent cependant dans l’attente d’une « véritable loi de pénalisation du négationnisme à l’encontre de ce génocide, particulièrement virulent sur notre territoire ».

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Le Cercle d’Amitié France-Artsakh accueille positivement les propos du Président Macron

Guy Teissier, député des Bouches-du-Rhône, Président du Cercle d’Amitié France-Artsakh

Mardi 5 février, le Président de la République, Emmanuel Macron, a honoré de sa présence le traditionnel dîner annuel du Conseil de Coordination des organisations Arméniennes de France (CCAF). Guy Teissier, Président du Cercle d’Amitié France-Artsakh, participait également à ce dîner. Lors de l’allocution donnée, Emmanuel Macron a abordé plusieurs sujets d’intérêt général envers lesquels les Français d’origine arménienne présentent une sensibilité particulière.

Après avoir annoncé sa décision d’instituer le 24 avril comme journée nationale de commémoration du génocide arménien, le Président de la République a apporté des éclaircissements sur la question prioritaire du rôle de la France dans la résolution du conflit du Haut-Karabagh (aujourd’hui République d’Artsakh). Continuer la lecture de « Le Cercle d’Amitié France-Artsakh accueille positivement les propos du Président Macron »

Haut-Karabakh : « On ne construit pas la paix sur l’injustice institutionnalisée »

François Pupponi, député du Val d’Oise

Par une remarquable tribune parue dans Le Monde, ce 31 janvier, le député François Pupponi, vice-président du Cercle d’Amitié France-Artsakh met en parallèle l’attitude inamicale du Quai d’Orsay envers les chartes d’amitié signées des villes françaises et des villes artsakhiotes, et la complaisance alléguée par Bakou de notre diplomatie sur la question des ventes d’armes à l’Azerbaïdjan.


Haut-Karabakh : « On ne construit pas la paix sur l’injustice institutionnalisée »

Le député socialiste François Pupponi explique dans une tribune au « Monde » que la France, coprésidente du Groupe de Minsk (OSCE) chargé de la paix dans le conflit du Haut-Karabakh entre Arméniens et Azerbaïdjanais, ne doit pas céder aux intimidations du régime autoritaire de Bakou.

Tribune. Le 5 février, le président de la République Emmanuel Macron devrait rehausser de sa présence le dîner annuel donné par le Conseil de coordination des organisations arméniennes de France (CCAF, organisation nationale représentant les Français d’origine arménienne). Il perpétue ainsi une tradition initiée par ses deux prédécesseurs et honore en cela, comme il le fait pour d’autres groupements, une communauté souvent considérée comme un modèle d’intégration républicaine.

Ces relations institutionnalisées pourraient laisser croire que les attentes de cette partie de nos concitoyens sont prises attentivement en considération par le gouvernement. Or ce n’est que très partiellement le cas. On se souvient en effet que si les Français d’origine arménienne ont milité pendant des années pour la reconnaissance du génocide subi en 1915 par leurs grands-parents – reconnaissance finalement obtenue à l’arraché par une loi déclarative (2001) –, ils n’ont pu parvenir à ce que soit pénalisé le négationnisme spécifique que répandent impunément les négationnistes en Europe. Continuer la lecture de « Haut-Karabakh : « On ne construit pas la paix sur l’injustice institutionnalisée » »