Artsakh: La politique du fait accompli ne passera pas

François Pupponi,
Président du Cercle

Le 27 septembre 2020, il y a un an jour pour jour, avec l’aide de la Turquie et de mercenaires étrangers de plusieurs groupes terroristes du Moyen-Orient, l’Azerbaïdjan lançait une offensive militaire contre la République d’Artsakh. Cette agression a été réalisée au mépris des engagements pris par le régime Aliev et s’est conclue par un nouveau cessez-le-feu conclu le 10 novembre 2020. Cette entreprise de destruction se traduit par l’occupation de nouvelles et larges portions du territoire artsakhiote par les forces armées azerbaïdjanaises, par la destruction systématique du patrimoine culturel arménien de ces territoires, par des crimes de guerre sans nombres perpétrés par le régime de Bakou et par l’épuration ethnique systématique et totale des zones conquises de sa population arménienne. Ces zones sont aujourd’hui vides de population à l’exception des troupes d’occupation.

Stepanakert sous les bombes
Stepanakert sous les bombes

  « Nous condamnons totalement ces nouveaux crimes commis par la dictature azerbaïdjanaise qui ont réduit à néant le processus de paix engagés et les efforts menés tant par les parties arménienne et artsakhiote que par le groupe de Minsk de l’OSCE » a déclaré François Pupponi, Président du Cercle d’Amitié France-Artsakh. « Avec le groupe de Minsk dont nous saluons la justesse des positions, nous réaffirmons que les aventures militaires menées par le clan Aliev au pouvoir à Bakou ne résolvent en rien la question politique de l’Artsakh et que – bien au contraire – cette question devra être résolue dans un délai raisonnable, dans le cadre négocié à l’aide du groupe de Minsk et sur la base du droit à l’autodétermination des Artsakhiotes » a précisé François Pupponi.  

« Je voudrais également remercier la Fédération de Russie pour son rôle pacificateur, d’abord dans la conclusion du cessez-le-feu comme dans la présence militaire qu’elle assure actuellement, qui prévient toute nouvelle agression azerbaïdjanaise, qui participe aux efforts de déminage et de sécurisation de la population artsakhiote dans la zone libre du pays » a ajouté le Président du Cercle d’Amitié. « J’appelle le gouvernement français à s’associer à la Fédération de Russie pour conférer à cette politique de sécurité régionale une dimension internationale, plus pérenne et plus forte » a-t-il souligné.  

« La communauté internationale, et notre pays, en particulier, en sa qualité de coprésident du Groupe de Minsk de l’OSCE, ne peut aucunement accepter la politique azerbaidjanaise de fait accompli, instaurée par l’emploi de la force en violation flagrante du droit international » – a conclu le Président du Cercle.