Le Cercle d’Amitié France-Artsakh fixe ses objectifs pour les mois à venir

Des membres du Cercle d’amitié France-Artsakh se sont réunis ce mardi 5 octobre, pour la première fois depuis que sa présidence est assurée par François Pupponi, afin d’échanger sur la situation et les besoins en Artsakh depuis la fin de la guerre d’automne 2020 et afin de fixer les priorités de son action pour les mois à venir.

Des membres du Cercle réunis autour de François Pupponi

Après avoir rendu hommage au travail remarquable de Guy Teissier, le prédécesseur de François Pupponi, notamment en matière d’élargissement du Cercle qui compte aujourd’hui près d’une centaine de membres, il a été décidé qu’un bureau exécutif serait formé dans un délai d’un mois pour aider son président à coordonner l’action du Cercle.

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L’Azerbaïdjan doit accepter l’existence des Arméniens du Karabakh

Il y a un an, le 27 septembre 2020, la deuxième guerre du Karabakh éclatait entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan. Ce conflit s’est soldé par la victoire des forces azerbaïdjanaises, qui, après une offensive de 44 jours, ont reconquis plusieurs districts perdus dans les années 1990. Les hostilités ont pris fin le 10 novembre, sous l’égide de la Russie, qui a parrainé l’accord de cessez-le-feu signé entre les deux parties. Entretien avec Hovhannès Guévorkian, le représentant en France de la République d’Artsakh.

Hovhannès Guévorkian, Représentant de la République d’Artsakh (« Haut-Karabakh ») en France

RFI : Quel regard portez-vous sur la région, un an après le déclenchement de ce conflit qui aura duré six semaines ? 

Hovhannès Guévorkian : Depuis un an, nous sommes mis devant le fait accompli par l’Azerbaïdjan, qui occupe une large partie du territoire de la République d’Artsakh. Cette occupation résulte d’une agression qui n’était pas justifiée. Il y avait un processus de négociation, sous l’égide de la communauté internationale, à travers le groupe de Minsk (États-Unis, France, Russie), soutenu par l’OSCE. L’Azerbaïdjan a unilatéralement rompu ce processus de paix et lancé une attaque, en mettant devant le fait accompli l’ensemble des protagonistes, y compris les médiateurs. 

Artsakh: La politique du fait accompli ne passera pas

François Pupponi,
Président du Cercle

Le 27 septembre 2020, il y a un an jour pour jour, avec l’aide de la Turquie et de mercenaires étrangers de plusieurs groupes terroristes du Moyen-Orient, l’Azerbaïdjan lançait une offensive militaire contre la République d’Artsakh. Cette agression a été réalisée au mépris des engagements pris par le régime Aliev et s’est conclue par un nouveau cessez-le-feu conclu le 10 novembre 2020. Cette entreprise de destruction se traduit par l’occupation de nouvelles et larges portions du territoire artsakhiote par les forces armées azerbaïdjanaises, par la destruction systématique du patrimoine culturel arménien de ces territoires, par des crimes de guerre sans nombres perpétrés par le régime de Bakou et par l’épuration ethnique systématique et totale des zones conquises de sa population arménienne. Ces zones sont aujourd’hui vides de population à l’exception des troupes d’occupation.

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La Maison Paul Eluard ressuscite l’Avenir en Artsakh

François Pupponi, Président
du Cercle d’Amitié

La Maison Paul Eluard, centre de la Francophonie en Artsakh a inauguré ses nouveaux locaux ce mardi 14 septembre à Stepanakert, capitale du pays, en présence des plus hautes autorités de la République et d’une importante délégation française, dont de nombreux membres du Cercle d’Amitié.

« Cette inauguration atteste de la détermination commune de la République d’Artsakh et de ses amis français à assurer aux Artsakhiotes un avenir à la hauteur de leurs ambitions » a déclaré François Pupponi, le Président du Cercle. « Avec ce bâtiment flambant neuf, la Maison Paul Eluard sera plus que jamais l’instrument privilégié de la formation professionnelle et des collaborations entre l’Artsakh et les territoires de France, leurs associations et leur citoyens » a-t-il poursuivi.

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A l’occasion de son 30ème anniversaire, affirmons plus que jamais la République d’Artsakh

François Pupponi, Président du Cercle d’Amitié

Le Cercle d’Amitié France-Artsakh salue la République d’Artsakh et lui réaffirme son soutien à l’occasion du 30ème anniversaire de sa déclaration d’indépendance. A cette occasion, le Cercle exprime son admiration pour la capacité de cet Etat non reconnu par la communauté internationale à avoir maintenu avec succès le fonctionnement de ses institutions démocratiques fondées sur les principes de l’Etat de droit en dépit de l’agression azerbaïdjanaise et de l’amputation territoriale qui en résulte.

« Il faut le dire et s’en réjouir : la République d’Artsakh est toujours debout et vivante. Elle témoigne de la capacité supérieure de résilience des démocraties face aux dictatures les plus infâmes » a déclaré François Pupponi, nouveau Président du Cercle d’Amitié. « Nous sommes pour notre part convaincus de l’avenir de cet Etat et de sa population et continuerons, comme nous l’avons toujours fait, de travailler dans l’objectif de sa reconnaissance comme facteur de paix et de stabilité régionale » a-t-il poursuivi.

La République d’Artsakh a déclaré son indépendance le 2 septembre 1991 en conformité avec la législation soviétique alors en vigueur. Cette indépendance a constitué la réponse à la discrimination raciale et aux massacres des Arméniens organisés par le régime azerbaïdjanais, dont l’actualité a été confirmée par l’agression et les crimes de guerre perpétrés par ce régime entre septembre et novembre 2020.

« L’Artsakh doit désormais se reconstruire. Le pays nécessite des infrastructures supplémentaires pour satisfaire aux besoins les plus élémentaires des réfugiés en provenance des territoires occupés par l’Azerbaïdjan – notamment ceux de Chouchi et d’Hadrout » a indiqué François Pupponi. « A cet égard, nous mettrons tout en œuvre pour que la parole politique de la France engagée par le Président Macron se traduise par des actions humanitaires concrètes dans la zone libre du territoire de la République d’Artsakh. Nous espérons que les services de l’Etat répondront favorablement à notre démarche » a expliqué le Président du Cercle d’Amitié.

Le Cercle d’Amitié rappelle que – témoignant d’une forte volonté de se maintenir dans leur pays et de le développer – les quelques 150 000 Arméniens autochtones de la République d’Artsakh ont presque intégralement recouvré la République d’Artsakh qu’ils avaient fui pour partie au plus fort du conflit. Certains réfugiés des zones occupées survivent dans des conditions de fortune. Dans ses visées génocidaires et expansionnistes, l’objectif de la dictature azerbaïdjanaise est de vider l’Artsakh de sa population arménienne comme elle l’a fait par le passé pour d’autres régions peuplées d’Arméniens, comme le Nakhitchevan et la région de Chahoumian.

François Pupponi, une nouvelle tête pour le Cercle d’Amitié France-Artsakh

François Pupponi

Le Cercle d’Amitié France-Artsakh change de direction. A partir du 7 juillet, la principale structure politique française de soutien à la République d’Artsakh et à la mise en œuvre d’une paix juste dans le Sud-Caucase sera présidée par François Pupponi, député MoDem et Démocrates Apparentés du Val d’Oise.

M. Pupponi succède à Guy Teissier (député LR des Bouches-du-Rhône) qui avait lui-même pris en charge la présidence du Cercle en juillet 2018, pour un mandat de trois ans.

« L’action entreprise par mon prédécesseur est remarquable » a indiqué François Pupponi en soulignant que, sous la présidence de Guy Teissier, le Cercle avait pris d’innombrables initiatives. « Par son engagement sans faille pour la cause arménienne et plus particulièrement pour l’Artsakh, mon prédécesseur a su rassembler au-delà du Cercle puisque son action a contribué à ce que notre Assemblée nationale invite le gouvernement à reconnaitre cette République. Il a également su convaincre de nombreux responsables politiques d’adhérer à cette juste cause et notre Cercle rassemble désormais une soixantaine d’élus » a détaillé François Pupponi.

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Le New Jersey reconnaît l’Artsakh

Le Cercle d’Amitié France-Artsakh salue chaleureusement l’Etat américain du New Jersey et ses parlementaires pour la résolution de reconnaissance de la République d’Artsakh adoptée ce 30 juin.

Portée par les sénateurs Vin Gopal, Holly Schepisi, Nicholas Scutari et Joseph Lanaga, la résolution SCR.71 condamne parallèlement le Génocide arménien de 1915 ainsi que l’actuelle politique négationniste menée par la Turquie à son égard, et l’agression à visée ethnocidaire perpétrée par la dictature d’Azerbaïdjan contre la libre République d’Artsakh.

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Destruction de patrimoine : quand l’Azerbaïdjan veut effacer l’Arménie

Front Populaire / OPINION. Après avoir remporté le conflit en Artsakh contre les autochtones arméniens en novembre 2020, l’Azerbaïdjan poursuit une véritable entreprise d’anéantissement de la culture arménienne afin de renforcer son récit national.

Par Tigrane Yégavian et Stéphane Der Agopian

L’Azerbaïdjan, après avoir mené une guerre d’anéantissement en Artsakh (Haut-Karabagh) fin 2020, dans l’indifférence générale et qui s’est soldée par une victoire inique, continue de « chasser les Arméniens comme des chiens » de leurs terres ancestrales. La dictature d’Aliyev efface chaque jour, dans la partie qu’elle occupe, toute trace historique, culturelle et religieuse de la présence arménienne bien que celle-ci soit avérée et reconnue internationalement depuis des millénaires.

Selon le rapport officiel du Défenseur des droits de l’homme en Arménie, Arman Tatoyan, près de 2 000 monuments arméniens sont passés sous contrôle azerbaïdjanais après le cessez-le-feu du 9 novembre 2020. Le rapport fait état de plus de 13 complexes monastiques, 122 églises et 591 khatchkars (des stèles en pierre représentant des croix)… Quel va être le sort des 127 bibliothèques scolaires, des trois bibliothèques régionales ? Près d’un million de livres sont ainsi menacés. Quel va être le sort des 10 musées d’État, des deux musées privés et des dizaines de milliers d’œuvres qu’elles hébergent et qui sont actuellement sous contrôle azerbaïdjanais ? Pour la ministre de l’Éducation de l’Artsakh, Lusiné Karakhanyan, l’Azerbaïdjan mène depuis le cessez-le-feu une véritable politique institutionnelle de destruction, de falsification et de substitution du patrimoine culturel arménien, qui va au-delà de la seule réappropriation des lieux de culte.

Le Parlement européen condamne l’Azerbaïdjan pour la détention et les traitements inhumains infligés aux prisonniers de guerre et aux civils arméniens

Le Parlement européen à Strasbourg

Une résolution similaire bientôt présentée à l’Assemblée nationale

François Pupponi,
Vice-Président du Cercle

Jeudi 20 mai, le Parlement européen a voté une résolution d’urgence sur « les prisonniers de guerre à la suite du dernier conflit entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan ». Cette résolution, largement due à l’initiative de nombreux eurodéputés français et notamment de François-Xavier Bellamy (LR), a été adoptée à l’écrasante majorité de 607 voix pour, 27 contre et 54 abstentions.

« Nous nous félicitons de ce texte très fort qui balaye enfin les fausses équivalences en pointant très clairement le fait que seul l’Azerbaïdjan détient encore des prisonniers de guerre et des otages civils, que seul l’Azerbaïdjan se rend coupable à leur égard de traitements cruels, inhumains ou dégradants, que seul l’Azerbaïdjan continue de menacer la paix régionale par ses incursions militaires délibérées sur le territoire arménien, que seul l’Azerbaïdjan se moque ostensiblement de la Communauté internationale en ne se conformant pas aux demandes de la CEDH et en bafouant les conventions de Genève » a déclaré François Pupponi, Vice-Président du Cercle d’Amitié France-Artsakh.

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Face à l’inaction européenne en Arménie, reconstruisons notre politique de sécurité

Stepanakert sous les bombes

FIGAROVOX/TRIBUNE – Après la guerre ayant opposé l’Arménie et l’Azerbaïdjan, une délégation parlementaire française qui s’est rendue sur place alerte sur les nouvelles menaces qui pèsent sur l’Europe, et sur la nécessité de repenser les politiques de sécurité française et européenne en conséquence.

Une tribune collective, signée Guy Teissier, député, président du Cercle d’Amitié France-Artsakh, Valérie Boyer, sénatrice, membre du Cercle d’Amitié France-Artsakh, Marguerite Deprez-Audebert, députée, Xavier Breton, député, Jean-Pierre Cubertafon, député, membre du Cercle d’Amitié France-Artsakh et François Pupponi, député, Vice-Président du Cercle d’Amitié France-Artsakh

D’Arménie, nous revenons dévastés. Du 24 au 29 avril, notre délégation du Cercle d’Amitié France-Artsakh s’est rendue au pays du mont Ararat et dans la petite république voisine du Haut-Karabagh afin de témoigner de l’amitié de la France à une nation durement éprouvée par une guerre perdue ; perdue face à des forces incomparablement supérieures, des forces infiniment hostiles et sous l’œil impavide d’un Occident aussi diverti par le grand spectacle des élections américaines qu’il était claquemuré par les peurs archaïques que suscite l’épidémie de Covid-19.

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