François Pupponi, une nouvelle tête pour le Cercle d’Amitié France-Artsakh

François Pupponi

Le Cercle d’Amitié France-Artsakh change de direction. A partir du 7 juillet, la principale structure politique française de soutien à la République d’Artsakh et à la mise en œuvre d’une paix juste dans le Sud-Caucase sera présidée par François Pupponi, député MoDem et Démocrates Apparentés du Val d’Oise.

M. Pupponi succède à Guy Teissier (député LR des Bouches-du-Rhône) qui avait lui-même pris en charge la présidence du Cercle en juillet 2018, pour un mandat de trois ans.

« L’action entreprise par mon prédécesseur est remarquable » a indiqué François Pupponi en soulignant que, sous la présidence de Guy Teissier, le Cercle avait pris d’innombrables initiatives. « Par son engagement sans faille pour la cause arménienne et plus particulièrement pour l’Artsakh, mon prédécesseur a su rassembler au-delà du Cercle puisque son action a contribué à ce que notre Assemblée nationale invite le gouvernement à reconnaitre cette République. Il a également su convaincre de nombreux responsables politiques d’adhérer à cette juste cause et notre Cercle rassemble désormais une soixantaine d’élus » a détaillé François Pupponi.

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Le New Jersey reconnaît l’Artsakh

Le Cercle d’Amitié France-Artsakh salue chaleureusement l’Etat américain du New Jersey et ses parlementaires pour la résolution de reconnaissance de la République d’Artsakh adoptée ce 30 juin.

Portée par les sénateurs Vin Gopal, Holly Schepisi, Nicholas Scutari et Joseph Lanaga, la résolution SCR.71 condamne parallèlement le Génocide arménien de 1915 ainsi que l’actuelle politique négationniste menée par la Turquie à son égard, et l’agression à visée ethnocidaire perpétrée par la dictature d’Azerbaïdjan contre la libre République d’Artsakh.

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Destruction de patrimoine : quand l’Azerbaïdjan veut effacer l’Arménie

Front Populaire / OPINION. Après avoir remporté le conflit en Artsakh contre les autochtones arméniens en novembre 2020, l’Azerbaïdjan poursuit une véritable entreprise d’anéantissement de la culture arménienne afin de renforcer son récit national.

Par Tigrane Yégavian et Stéphane Der Agopian

L’Azerbaïdjan, après avoir mené une guerre d’anéantissement en Artsakh (Haut-Karabagh) fin 2020, dans l’indifférence générale et qui s’est soldée par une victoire inique, continue de « chasser les Arméniens comme des chiens » de leurs terres ancestrales. La dictature d’Aliyev efface chaque jour, dans la partie qu’elle occupe, toute trace historique, culturelle et religieuse de la présence arménienne bien que celle-ci soit avérée et reconnue internationalement depuis des millénaires.

Selon le rapport officiel du Défenseur des droits de l’homme en Arménie, Arman Tatoyan, près de 2 000 monuments arméniens sont passés sous contrôle azerbaïdjanais après le cessez-le-feu du 9 novembre 2020. Le rapport fait état de plus de 13 complexes monastiques, 122 églises et 591 khatchkars (des stèles en pierre représentant des croix)… Quel va être le sort des 127 bibliothèques scolaires, des trois bibliothèques régionales ? Près d’un million de livres sont ainsi menacés. Quel va être le sort des 10 musées d’État, des deux musées privés et des dizaines de milliers d’œuvres qu’elles hébergent et qui sont actuellement sous contrôle azerbaïdjanais ? Pour la ministre de l’Éducation de l’Artsakh, Lusiné Karakhanyan, l’Azerbaïdjan mène depuis le cessez-le-feu une véritable politique institutionnelle de destruction, de falsification et de substitution du patrimoine culturel arménien, qui va au-delà de la seule réappropriation des lieux de culte.

Le Parlement européen condamne l’Azerbaïdjan pour la détention et les traitements inhumains infligés aux prisonniers de guerre et aux civils arméniens

Le Parlement européen à Strasbourg

Une résolution similaire bientôt présentée à l’Assemblée nationale

François Pupponi,
Vice-Président du Cercle

Jeudi 20 mai, le Parlement européen a voté une résolution d’urgence sur « les prisonniers de guerre à la suite du dernier conflit entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan ». Cette résolution, largement due à l’initiative de nombreux eurodéputés français et notamment de François-Xavier Bellamy (LR), a été adoptée à l’écrasante majorité de 607 voix pour, 27 contre et 54 abstentions.

« Nous nous félicitons de ce texte très fort qui balaye enfin les fausses équivalences en pointant très clairement le fait que seul l’Azerbaïdjan détient encore des prisonniers de guerre et des otages civils, que seul l’Azerbaïdjan se rend coupable à leur égard de traitements cruels, inhumains ou dégradants, que seul l’Azerbaïdjan continue de menacer la paix régionale par ses incursions militaires délibérées sur le territoire arménien, que seul l’Azerbaïdjan se moque ostensiblement de la Communauté internationale en ne se conformant pas aux demandes de la CEDH et en bafouant les conventions de Genève » a déclaré François Pupponi, Vice-Président du Cercle d’Amitié France-Artsakh.

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Face à l’inaction européenne en Arménie, reconstruisons notre politique de sécurité

Stepanakert sous les bombes

FIGAROVOX/TRIBUNE – Après la guerre ayant opposé l’Arménie et l’Azerbaïdjan, une délégation parlementaire française qui s’est rendue sur place alerte sur les nouvelles menaces qui pèsent sur l’Europe, et sur la nécessité de repenser les politiques de sécurité française et européenne en conséquence.

Une tribune collective, signée Guy Teissier, député, président du Cercle d’Amitié France-Artsakh, Valérie Boyer, sénatrice, membre du Cercle d’Amitié France-Artsakh, Marguerite Deprez-Audebert, députée, Xavier Breton, député, Jean-Pierre Cubertafon, député, membre du Cercle d’Amitié France-Artsakh et François Pupponi, député, Vice-Président du Cercle d’Amitié France-Artsakh

D’Arménie, nous revenons dévastés. Du 24 au 29 avril, notre délégation du Cercle d’Amitié France-Artsakh s’est rendue au pays du mont Ararat et dans la petite république voisine du Haut-Karabagh afin de témoigner de l’amitié de la France à une nation durement éprouvée par une guerre perdue ; perdue face à des forces incomparablement supérieures, des forces infiniment hostiles et sous l’œil impavide d’un Occident aussi diverti par le grand spectacle des élections américaines qu’il était claquemuré par les peurs archaïques que suscite l’épidémie de Covid-19.

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Agression de l’Arménie: La France doit sanctionner L’Azerbaïdjan

Le Lac Noir (Sev Lidj) en Arménie

Profitant du regain de tension au Proche-Orient, plusieurs centaines de soldats azerbaïdjanais ont envahi la région du lac Noir, près des villages de Verishen et d’Ichanassar au Syunik province méridionale de la République d’Arménie. Cette nouvelle agression ordonnée par le régime d’Ilham Aliev intervient moins de six mois après la guerre déclenchée contre la République d’Artsakh et démontre si besoin en était les intentions belliqueuses et éradicatrices de l’Azerbaïdjan.

Valérie Boyer, Membre du Cercle d’Amitié France-Artsakh
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Guerre du Haut-Karabakh: «Face à la barbarie, les Arméniens incarnent des valeurs humaines»

jeunes filles à stepanakert

FIGAROVOX/TRIBUNE – À l’occasion du 106e anniversaire du génocide arménien, Hovhannès Guévorkian, le représentant de la République d’Artsakh en France rend hommage à ce peuple, une nouvelle fois victime de la guerre.

Hovhannès Guévorkian, Représentant de la République d’Artsakh en France

Hovhannès Guévorkian est le représentant de la République d’Artsakh en France.
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Chaque 24 avril, l’âme des Arméniens de nationalité, d’origine ou de cœur se fige pour commémorer le génocide dont leurs ancêtres furent victimes et dont la négation par la Turquie ravive sans cesse la douleur. Au-delà de l’hommage aux victimes, au-delà de l’espoir que soit un jour réparé ce crime qui inspira avec la Shoah la notion juridique de génocide, les Arméniens de nationalité, d’origine ou de cœur se souviennent aussi de la signification civilisationnelle de leur martyrologe, celle d’une agression contre les valeurs humaines.

Si, dès le 24 mai 1915, les gouvernements français, anglais et russes avaient fait « savoir publiquement à la Sublime Porte qu’ils tiendront personnellement responsables desdits crimes tous les membres du gouvernement ottoman ainsi que ceux de ses agents qui se trouveraient impliqués dans de pareils massacres », c’est bien qu’ils avaient déjà conscience qu’il était là « en présence de nouveaux crimes de la Turquie contre l’humanité et la civilisation ». Et il en est de même pour mon pays l’Artsakh. L’Artsakh, c’est cette terre que les Bolchéviques arrachèrent à l’Arménie pour l’offrir à la République Soviétique d’Azerbaïdjan, créée en 1920 pour des Tatares. L’Artsakh, c’est aussi cette terre de résistance qui recouvra son indépendance en 1991 en sortant du giron azéri quand celui-ci sortit du giron soviétique. L’Artsakh, c’est enfin cette République autodéterminée encore agressée et amputée de son territoire, il y a quelques mois à peine, par cet Azerbaïdjan dictatorial et une Turquie complice.

Le Sénat demande au Gouvernement de reconnaître la République du Haut-Karabagh

Guy Teissier, Président du Cercle d’Amitié

Le Cercle d’Amitié France-Artsakh se félicite de la résolution adoptée ce mercredi 25 novembre par le Sénat français qui « invite le Gouvernement à reconnaître la République du Haut-Karabagh, et à faire de cette reconnaissance un instrument de négociations en vue de l’établissement d’une paix durable ».

Ce texte historique et d’une grande force constitue la première reconnaissance implicite de la République d’Artsakh par une assemblée législative nationale. Le texte, pointant le rôle de l’Azerbaïdjan et de la Turquie dans la reprise du conflit, demande au gouvernement de fournir « une aide humanitaire aux populations civiles du Haut-Karabagh » et d’assurer « la mise en œuvre immédiate de la protection des populations » arménienne du pays. Il demande aussi au Gouvernement de « mettre tout en œuvre pour que des discussions en vue d’un règlement négocié et durable du conflit puissent reprendre sans délai dans le cadre du Groupe de Minsk ».

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Déclaration du Cercle : Pour la reconnaissance politique de la République d’Artsakh

Le Cercle d’Amitié France-Artsakh a suivi avec consternation l’agression subie par la République du Haut-Karabagh de la part de l’Azerbaïdjan. La vaillance et la bravoure dont on fait preuve les jeunes conscrits artsakhiotes dans la défense de leur patrie n’a pu pallier l’indifférence de la communauté internationale par laquelle l’Artsakh et l’Arménie ont été abandonnés face à un Etat criminel et surarmé dont la puissance était de surcroît décuplée par la Turquie, son alliance politique, son soutien logistique et matériel et l’envoi de ses supplétifs djihadistes. Au regard des circonstances, le Cercle reconnait le cessez-le-feu comme unique solution qui permette dans l’immédiat de mettre un terme à la phase active du conflit et de sauvegarder des vies humaines mais dénonce l’ascendant régional pris par la Turquie et l’affaiblissement de la France et des démocraties occidentales qu’il représente.

Dans ce contexte, le Cercle d’Amitié France-Artsakh tient à réaffirmer aux autorités de la République d’Artsakh et au premier chef à son président Araïk Haroutiounyan, son entière solidarité et son plein soutien. Avec le Président de la République Emmanuel Macron, le Cercle considère que seule une solution politique permettra d’assurer légitimement et durablement une coexistence des Artsakhiotes et des Azerbaïdjanais au sein de deux Etats mutuellement reconnus.

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Appels du Cercle aux ONGs humanitaires: votre place est au Haut-Karabagh

François Pupponi,
Vice-président du Cercle

Du 24 au 28 octobre, une délégation de parlementaires français s’est rendue en Arménie pour témoigner de la situation résultant de la guerre au Haut-Karabagh. Organisée par François Pupponi, député du Val-d’Oise et vice-président du Cercle d’Amitié France-Artsakh, la délégation constituée d’une quinzaine de parlementaires de tous bords était conduite par Guillaume Kasbarian, député d’Eure-et-Loir.

Les parlementaires ont pu rencontrer les autorités arméniennes et artsakhiotes. Ils ont également visité les structures d’accueil débordées de réfugiés artsakhiotes ainsi que les hôpitaux et dispensaires du pays où sont soignées d’innombrables victimes civiles et militaires de l’agression azerbaïdjanaise. Avec plus de 90 000 personnes, soit les trois quarts de la population artsakhiote, ayant précipitamment quitté leurs foyers pour trouver refuge en Arménie, les gouvernements arménien et artsakhiote ne peuvent faire face seuls à cette situation de crise importante.

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