La République de l’Artsakh en quête de reconnaissance internationale

Le 13 février dernier, la République autoproclamé de l’Artsakh ou « Haut Karabagh » célébrait les 30 ans du mouvement de libération de ce petit territoire de 11 430 kilomètres carrés où vivent 150 000 personnes. Territoire enclavé est rattachée de facto à l’Arménie mais de jure en Azerbaïdjan. L’Artsakh est d’ailleurs toujours en guerre avec l’État azéri, qui en 2016 a lancé une offensive faisant plus de 100 morts. Peuplé à 80% d’Arméniens, l’Artsakh dispose de tous les critères d’un État : un Président, un gouvernement, un Parlement, une population qui s’identifie au territoire dans lequel elle réside. Manque à l’Artsakh, la reconnaissance internationale. Si aucun État membre des Nations-Unies n’a pour l’heure reconnu l’Artsakh, des villes, des régions et 8 États américains ont franchi le pas, comme la Californie et dernièrement le Michigan. Le Journal International s’est rendu à Stépanakert, capitale de L’Artsakh.  

Le Cercle d’amitié France-Artsakh salue le peuple artsakhiote à l’occasion des commémorations du trentième anniversaire du Mouvement Karabagh

Manifestations à Stepanakert en février 1988

Il y a 30 ans, le 20 février 1988, le Conseil de la Région Autonome du Haut-Karabagh, se conformant à la volonté exprimée par son peuple, prenait une décision qui allait ouvrir une nouvelle page dans l’histoire de l’Artsakh et qui allait constituer une étape historique du mouvement de libération de son peuple.

Ce Mouvement Karabagh a représenté une initiative démocratique et pacifique sans équivalent, entreprise au nom des droits de l’Homme, de l’égalité économique et d’une identité culturelle menacée.

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Le Cercle d’Amitié France-Artsakh appelle Paris à ouvrir un dialogue direct avec la diplomatie artsakhiote

L’Artsakh – une République de fait indépendante depuis plus de 25 ans

Le Cercle d’Amitié France-Artsakh appelle la France à mettre en place un dialogue ouvert, franc et constructif avec les autorités démocratiquement élues de la République d’Artsakh. Les Amis Français de l’Artsakh sont convaincus que rien ne doit empêcher l’établissement des relations entre la France et l’Artsakh. A ce titre, le Cercle d’amitié France-Artsakh condamne fermement les tentatives d’ingérence de l’Azerbaïdjan dans les pratiques consulaires françaises, ainsi que les pressions qu’exerce ce pays pour restreindre le droit des citoyens de l’Artsakh à la libre circulation.

Le Cercle d’Amitié estime ces pratiques aussi vaines que contreproductives et affirme que les efforts constants en vue de l’approfondissement des échanges entre les peuples de France et d’Artsakh persévèreront, étant un facteur essentiel du maintien de la paix et de la stabilité dans le Caucase du Sud. Continuer la lecture de « Le Cercle d’Amitié France-Artsakh appelle Paris à ouvrir un dialogue direct avec la diplomatie artsakhiote »

Les journées de l’Artsakh, la perle du Caucase

A l’occasion des journées de l’Artsakh en France, Annie Koulaksezian-Romy, conseillère municipale de Valence déléguée au patrimoine culturelle explique le sens de ces journées et celui des chartes d’amitié signées entre municipalités françaises et artsakhiotes. Une émission radiodiffusée de RCF.

Procès de Cash Investigation: la loi de l’Azerbaïdjan ne s’applique pas en France

Elise Lucet

Les poursuites engagées par Bakou contre Elise Lucet et France 2 ont été jugées irrecevables, une décision qui signe l’échec politique des procédures-bâillons intentées par Bakou en France.

Mardi 7 décembre – le tribunal de Nanterre a suivi les réquisitions du procureur en jugeant « irrecevables » les poursuites en diffamation intentées par l’Azerbaïdjan contre France 2, Elise Lucet et Laurent Richard. Ces journalistes avaient qualifié l’Azerbaïdjan de dictature lors d’un reportage de l’émission Cash Investigation. L’argumentation de la défense et du procureur ont donc prévalu. Il avait fait valoir– outre l’exception de vérité –qu’un « Etat souverain est le contraire d’un particulier » et ne peut donc porter plainte pour diffamation. L’Etat français lui-même ne le peut pas. Continuer la lecture de « Procès de Cash Investigation: la loi de l’Azerbaïdjan ne s’applique pas en France »

Le Michigan, huitième Etat américain à reconnaître l’indépendance de la République d’Artsakh

Le Cercle d’amitié salue une résolution qui lie avec pertinence l’indépendance de la République d’Artsakh à la paix et à la stabilité régionale.

Le Michigan aux Etats-UnisCe jeudi 28 septembre, le Sénat de l’Etat du Michigan (Etats-Unis d’Amérique) a voté une résolution par laquelle elle « enjoint le Président et le Congrès des Etats-Unis à reconnaître la République d’Artsakh libre et indépendante » et par laquelle elle « soutient les efforts continus de la République d’Artsakh menés au sein de la communauté internationale en vue d’une résolution définitive des problèmes régionaux et afin d’établir la paix et la stabilité » dans la région. Continuer la lecture de « Le Michigan, huitième Etat américain à reconnaître l’indépendance de la République d’Artsakh »

Décines-Charpieu signe une Charte d’Amitié avec Tchartar en Artsakh

Laurence Fautra signe la Charte d’Amitié avec le Maire de Tchartar

Laurence Fautra insiste sur la nécessité d’une reconnaissance internationale de la République d’Artsakh et sur sa réadmission à la table des négociations avec l’Azerbaïdjan

Ce lundi 25 septembre, Décines-Charpieu (Rhône, France) et Tchartar (district de Martouni, Artsakh) ont signé une Charte d’Amitié. Cette Charte d’Amitié entre localités française et artsakhiote constitue la neuvième de genre après celles signées par Les Pennes-Mirabeau, Bouc-Bel-Air, Bourg-lès-Valence, Valence, le département de la Drôme, Vienne, Villeurbanne et Sarcelles. Continuer la lecture de « Décines-Charpieu signe une Charte d’Amitié avec Tchartar en Artsakh »

L’Artsakh, l’enclave arménienne qui édifie sa nation

Dans son édition du 28 août, le journal La Provence gratifie ses lecteurs d’un reportage exceptionnel sur l’Artakh. Une enquête de Frédéric Cheutin

enfants d’Artsakh

Comme les précédentes, cette nuit d’été n’avait pas été calme. Blottis dans le réseau de tranchées bordant leur minuscule « République d’Artsakh » (lire ci-dessous les principales étapes de l’histoire de l’Artsakh), que la communauté internationale se refuse toujours à reconnaître, les soldats artsakhiotes avaient subi de nouveaux tirs des forces azéries massées en contrebas et avides de reprendre ces « 13 % de territoires occupés par les Arméniens« . Pour montrer qu’eux ne céderaient pas leur droit à vivre à l’abri des pogroms anti-Arméniens dont ils avaient été régulièrement les victimes après le rattachement de leur terre à l’Azerbaïdjan soviétique décidé par Staline en 1921, les soldats de la petite république avaient répliqué. Comme chaque nuit, ou presque, en dépit du cessez-le-feu signé en 1994 sous l’égide du Groupe de Minsk organisé par l’OSCE.

Sarcelles s’engage auprès des Arméniens du Haut-Karabagh

Un article exceptionnel du Parisien revient sur les raisons de l’engagement de Sarcelles et de son maire François Pupponi pour la paix, la justice et la démocratie dans le Sud-Caucase.

Déjà signataire d’une charte d’amitié, le député-maire PS François Pupponi a décidé d’accueillir en 2018 une semaine culturelle consacrée à cette région indépendantiste.

Article du Parisien du 31 juillet 2017 - Sarcelles s’engage auprès des Arméniens du Haut-Karabagh
Article du Parisien du 31 juillet 2017 – Sarcelles s’engage auprès des Arméniens du Haut-Karabagh

C’est une enclave largement méconnue du grand public. Pas même reconnue par les pays membres de l’ONU. Pourtant, plusieurs villes françaises, dont Sarcelles, ont signé des chartes d’amitié avec des communes de la République d’Arstakh, région indépendantiste du Haut-Karabakh. Pour la première fois, une semaine culturelle consacrée à cette province arménienne rattachée à l’Azerbaïdjan en 1921 par Staline, sera même organisée en mars 2018 à Sarcelles. Un geste fort de soutien à cette région de 149 000 habitants, proche de l’Arménie, autoproclamée indépendante en 1991 lors de la chute de l’URSS. Mais l’Azerbaïdjan revendique ce territoire et n’apprécie pas l’initiative de Sarcelles. Continuer la lecture de « Sarcelles s’engage auprès des Arméniens du Haut-Karabagh »