Il faut en finir avec le régime d’Ilham Aliev en Azerbaïdjan

Tribune cosignée par Arlette Grosskost (UMP), François Pupponi (PS) et François Rochebloine (UDI), tous trois membres du Cercle d’Amitié et publiée par le Monde le 2 septembre 2014.

Karen Petrosyan
Karen Petrosyan

La décapitation par l’Etat islamique du journaliste américain James Foley a déclenché à juste titre une réprobation internationale. La plupart des grands médias ainsi que les principaux réseaux sociaux ont immédiatement indiqué qu’ils censureraient les images de l’exécution, au nom de la dignité du journaliste assassiné et afin de ne pas faire de « publicité » à l’organisation criminelle qu’est l’Etat islamique.

Quelques jours auparavant, une exécution somme toute similaire s’est déroulée. Elle a également été dûment filmée par les nervis du régime au nom duquel elle a été perpétrée. Elle est visible sur les réseaux sociaux. La victime était également un civil et ses bourreaux n’avaient même pas l’excuse de pouvoir le considérer comme un propagandiste ennemi. Il est vrai que – avant de le mettre à mort – ils ont pris soin d’affubler leur prisonnier – capturé en jean et en baskets – d’un treillis militaire afin de le présenter comme un agent des forces spéciales adverses. Continuer la lecture de « Il faut en finir avec le régime d’Ilham Aliev en Azerbaïdjan »

Azerbaïdjan: quand la chasse aux démocrates s’aggrave, la paix s’éloigne

Article publié dans le Huffington Post le 6 mai 2014

Jean-Luc Bennahmias
Jean-Luc Bennahmias

Ce 28 avril, Leyla Yunus, la célèbre militante azerbaïdjanaise des Droits de l’Homme, décorée en 2013 de la Légion d’Honneur, a été violemment empêchée de prendre l’avion pour Paris alors qu’elle s’apprêtait à embarquer à Bakou. Elle et son mari se rendaient à une conférence organisée par la Commission européenne à Bruxelles. Ils venaient d’obtenir un visa pour la France et étaient escortés par le secrétaire de l’ambassade de France et le Chargé d’Affaires de l’Ambassade des Etats-Unis en Azerbaïdjan. Sans qu’ils sachent ce qui leur était reproché, sans même qu’ils aient pu voir un mandat, les Yunus ont été reconduit à leur appartement où ils ont été sommé de présenter des « preuves ».

Refusant l’accès arbitraire et illégal à son appartement, Leyla Yunus s’est vu interdire l’accès à des toilettes fermées et elle a été contrainte de satisfaire ses besoins naturels sous la surveillance visuelle d’un policier de sexe masculin. Les conditions de stress et de violence ont été telles qu’Arif, son mari qui se remettait à peine d’une attaque cérébrale, a dû être à nouveau hospitalisé en urgence au grand dam des enquêteurs qui hurlaient au « simulacre ». Continuer la lecture de « Azerbaïdjan: quand la chasse aux démocrates s’aggrave, la paix s’éloigne »

Haut-Karabagh: Un Cercle d’Amitié pour rompre l’isolement

De g. à d. F. Rochebloine, R. Rouquet et G. Teissier
De g. à d. F. Rochebloine, R. Rouquet et G. Teissier

Le 19 mars 2013, des parlementaires français ont pris l’initiative de créer un Cercle d’Amitié France-Karabagh. A l’occasion du vingtième anniversaire du cessez-le-feu, France-Arménie est allé à la rencontre de cette nouvelle structure pour l’interroger sur ses objectifs et ses moyens. Entretien avec François Rochebloine, René Rouquet et Guy Teissier, membres fondateurs du Cercle.

Interview parue dans France-Arménie n°408 – mai 2014

France-Arménie : Pouvez-nous nous décrire en quelques mots le Cercle et sa genèse ?

François Rochebloine : L’idée du Cercle est partie d’un constat : de nombreux élus français – toutes tendances politiques confondues – ont soutenu et continuent de soutenir les aspirations du peuple karabaghiote à la sécurité et à l’autodétermination mais ils agissaient jusqu’à présent de manière relativement isolée les uns des autres. De plus, les discussions que nous avons pu avoir nous ont permis de mesurer à quel point la réalité de la situation du Haut-Karabagh était méconnue, on peut même dire souvent ignorée. Continuer la lecture de « Haut-Karabagh: Un Cercle d’Amitié pour rompre l’isolement »

Soutenir la République du Haut-Karabakh, c’est parachever la paix dans le Caucase du Sud

Article publié dans Le Monde, le 24 février 2014

Le 12 mai 1994, il y a bientôt vingt ans, un cessez-le-feu mettait enfin le terme au long et violent conflit du Haut-Karabakh. De cette véritable guerre de décolonisation naquit la République du Haut-Karabakh, un nouvel Etat situé entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, sur une terre arménienne aux confins des aires culturelles russe, turque et persane.

Vingt ans, c’est une génération. Une génération de jeunes Azerbaïdjanais et de jeunes Karabaghiotes qui n’aurait dû connaître que la paix, qui aurait dû voir reconnu son droit inaliénable à la sécurité et à la vie. Mais force est de constater que, si la guerre est terminée, la paix reste à gagner : en l’absence de traité de reconnaissance mutuelle, faute même d’un simple dialogue direct entre les parties, le cessez-le-feu reste plus que précaire. Dès lors l’Azerbaïdjan comme le Haut-Karabakh sont privés de toute perspective de développement normal et pacifié. Continuer la lecture de « Soutenir la République du Haut-Karabakh, c’est parachever la paix dans le Caucase du Sud »

Une charte d’amitié signée avec le Haut-Karabagh

Coopération les élus des deux territoires réunis aujourd’hui
Article publié dans le Dauphiné Libéré le 21 février 2014

Mme Nariné Aghabalian, Ministre de la Culture et de Jeunesse du Haut-Karabagh et M. Jacques Rémiller, Maire de Vienne signent la Charte.
Mme Nariné Aghabalian, Ministre de la Culture et de Jeunesse du Haut-Karabagh et M. Jacques Rémiller, Maire de Vienne signent la Charte.

Aujourd’hui, les élus de la ville de Vienne et ceux de la ville de Hadrout au Haut-Karabagh seront réunis afin de signer une charte d’amitié.

Pour Vienne, cette initiative s’inscrit dans la tradition des échanges internationaux : « Un grand nombre de nos compatriotes descendent des rescapés du génocide. C’est bien naturellement qu’ils constitueront un des moteurs de cette coopération avec Hadrout, comme ils le font déjà avec la ville de Goris avec laquelle nous sommes également jumelés », explique le maire, Jacques Remiller.

Relations économiques

La charte qui sera signée ambitionne, comme elle le stipule, de mettre en place des programmes communs en particulier dans les secteurs de l’éducation, de la culture, du sport, du commerce et de la gouvernance locale.

Mais cette coopération doit également contribuer à l’établissement de la paix et de la sécurité dans la région. Le Haut-Karabagh est un État récent qui, aux termes d’un conflit terminé en 1994, s’est affranchi de son statut colonial pour se constituer en République.
Enfin, le Haut-Karabagh francophile est désireux du savoir-faire français et souhaite tisser des relations économiques avec les entreprises. « Notre démarche constitue également une opportunité pour nos PME », affirme Jacques Remiller.

« Nous ferons le lien entre le Karabagh et la France »

Création du cercle d’amitié de la République d’Artsakh

François Rochebloine
François Rochebloine

Les responsables politiques fondateurs de cette nouvelle structure veulent promouvoir le Karabagh en France et contribuer à la paix dans le Sud-Caucase.

Vice-président du groupe d’amitié France-Arménie à l’Assemblée nationale, François Rochebloine est le porte-parole du cercle d’amitié de la République d’Artsakh créé le 19 mars dernier.

France-Arménie : Pourquoi avoir créé ce cercle d’amitié de la République d’Artsakh ?

François Rochebloine : Pour qu’on connaisse la République du Haut-Karabagh (RHK) autrement que par le conflit. Hormis les parlementaires avisés qui s’intéressent à cette région du Sud-Caucase, beaucoup de gens ne connaissent pas le Karabagh. Or c’est un lieu absolument merveilleux où j’ai eu la chance d’aller à six reprises. Dans cette véritable démocratie se sont déroulées des élections présidentielles et législatives très bien organisées, qui devraient même servir d’exemple à d’autres pays de cette région  ; des investissements importants y ont été effectués, notamment au niveau des écoles et des hôtels. Continuer la lecture de « « Nous ferons le lien entre le Karabagh et la France » »

Soutenir la paix et le développement dans le Haut-Karabagh

Article publié par le Huffington Post, le 6 avril 2013

Le Haut-Karabagh n’évoquera probablement rien à la plupart de nos compatriotes. C’est pourtant là, aux confins de ce Caucase méconnu et oublié, que voici vingt-cinq ans, prit naissance un mouvement populaire, un mouvement de liberté et d’espoir qui devait aboutir à la chute de l’ancienne URSS.

Depuis lors, le Haut-Karabagh aura tout connu: le pire jusqu’en 1994 avec une guerre d’indépendance qui fit des milliers de morts et détruisit des infrastructures du pays, le meilleur depuis avec l’édification d’une nation jeune et enthousiaste au sein d’un Etat nouveau et plus démocratique que ceux du voisinage du Caucase du Sud.

Depuis son indépendance, la République du Haut-Karabagh procède à des élections ouvertes et un nombre substantiel (trente pour cent) de femmes sont ministres ou députées, un acquis qui détonne dans la région. Continuer la lecture de « Soutenir la paix et le développement dans le Haut-Karabagh »